Pour poser le contexte, je suis une utilisatrice de couches lavables depuis la naissance de ma fille.
Et très honnêtement… j’en avais ras le bol des machines tous les deux jours (et surtout depuis que le sèche linge a lâché).
Mais au-delà de l’aspect logistique, une question revenait sans cesse :
« Comment faisait-on avant les couches ?« . Depuis que je suis devenue Maman, je questionne très régulièrement mes pratiques parentales.
Autour de moi, je voyais aussi cette pression monter autour de la “propreté”, souvent quelques mois avant l’entrée à l’école.
Et ça, je savais déjà que je n’en voulais pas pour mon enfant.
C’est dans ce contexte que l’hygiène naturelle infantile (HNI) est revenue dans ma réflexion : Je vous partage mon expérience.
Un premier essai… au mauvais moment
Pendant ma grossesse, je m’étais déjà beaucoup renseignée sur l’HNI.
Mais une fois mon bébé là… la réalité m’a rattrapée.
J’ai tenté une première approche autour de ses 3 mois. Elle a d’ailleurs fait ses premiers pipis hors couche à ce moment-là.
Mais j’avais une vision très tranchée :
👉 soit je faisais à 100 %, soit je ne faisais pas.
Et clairement… je n’avais pas l’énergie.
Entre les nuits courtes, la fatigue, mon besoin vital de sommeil, l’allaitement à mettre en place, et un vécu de maternité encore difficile à digérer…
Et honnêtement enlever un body 20 fois par jour me paraissait insurmontable.
Alors j’ai arrêté.
Et avec le recul, c’était la meilleure décision à ce moment-là.
Le déclic : 9 mois
J’ai repris l’HNI autour de ses 9 mois.
Pourquoi ?
👉 L’arrivée des beaux jours (les robes, clairement, ça change tout 😄)
👉 Les poussées dentaires… et les érythèmes à répétition. J’avais même essayé les couches jetables pour soulager sa peau. Sans succès. (Je me doutais que ce n’était pas mes couches mais quand on désespère, on test toutes les éventualités !)
👉 Et ce désir, toujours présent, mais revenu au bon moment
C’est là que je me suis dit : ok, on réessaie… mais autrement
😰 Les débuts : entre observation… et obsession
Les trois premiers jours ont été intenses.
J’avais l’impression de proposer toutes les 20 minutes.
J’étais en hypervigilance permanente.
👉 Peur de rater
👉 Peur de ne pas voir
👉 Peur “d’échouer”
Je me revois, les yeux rivés sur ma fille, même quand mon conjoint me parlait… je n’écoutais qu’à moitié.
C’était devenu une vraie charge mentale.
Et clairement, j’ai failli arrêter.

Le tournant : lâcher la pression
Ce qui m’a aidée à continuer, c’est une phrase que je me répétais en boucle :
👉 “Au pire quoi ? Elle fait pipi par terre ? Dans ses vêtements ?”
Rien d’insurmontable.
Mais aussi le plus important : « Pourquoi tu le fais ? Si c’est pour alourdir ton quotidien de maman, laisse tomber. » Dans le même temps, je lisais des témoignages qui allaient tous dans le même sens : LES PREMIERS JOURS PEUVENT ÊTRE DIFFICILES. Mais c’est ceux-là même qui permettent de progresser…
C’est là que quelque chose a changé.
J’ai commencé à observer sans attendre de résultat.
Et surtout… à RELÂCHER.
Avec le recul, c’est certainement le fait de « changer ses habitudes », « sortir de sa zone de confort » qui fait que les premiers jours semblent difficiles.
Ce que j’ai appris sur mon bébé
Petit à petit, j’ai appris à reconnaître SES signaux (si vous avez lu mon article sur l’Hygiène Naturelle Infantile, vous savez que les signaux sont propres à chacun).
Chez ma fille, c’était très discret :
👉 un léger frisson (il ne fallait pas le louper)
👉 un arrêt dans ce qu’elle faisait
Et dans la minute qui suivait… il y avait un pipi.
Avec le temps, d’autres signes sont apparus :
👉 vers 1 an, elle se touchait la vulve
👉 le signe “caca” en bébé signe a très bien fonctionné alors que le signe « pipi » a été un flop total.
Très vite aussi, un rythme s’est installé.
Par exemple :
👉 après le réveil, aucun pipi pendant environ 1h30
En ce qui concerne les rythmes, il est évident qu’ils évoluent en même temps que l’enfant… Ce qui est écrit ici est seulement mon expérience avec ma fille.

Les ratés (et pourquoi ils sont importants)
Oui, il y en a eu.
Et toujours dans les mêmes moments :
👉 quand je n’étais pas disponible
👉 quand j’avais mille choses en tête
Je me souviens d’un jour au téléphone, ma fille jouait dans le jardin.
Je l’ai vue s’arrêter… mais je n’ai pas réagi.
Résultat :
👉 le seul caca dans la culotte.
Et honnêtement… un caca dans une culotte, avec un bébé assis… je vous laisse imaginer 😅
Il y avait aussi ces moments où j’avais l’impression que dès que je “baissais la garde”… elle faisait. Comme si elle me “testait”.
Alors qu’en réalité : elle suivait juste son besoin.
Quel bilan concrètement ?
À 11 mois :
- à peine un « accident » de pipi par semaine en journée
- une seule machine de couches par semaine
- des érythèmes nettement améliorés
Je gardais encore une couche en sortie… uniquement pour me rassurer
Avec le recul, ce n’était pas nécessaire.
À 22 mois : Elle est continente jours et nuits ! 🎉
Je voulais mettre en place l’HNI la nuit, mais ma fille faisant de belles nuits dans sa chambre, je n’étais pas assez « rapide » 😅
Ce que ça a changé pour nous
L’HNI a profondément transformé notre quotidien.
👉 Une relation plus fluide
👉 Une meilleure écoute de ses besoins
👉 Plus de confiance, des deux côtés
Et aussi, très concrètement :
- moins de stress logistique
- plus de liberté au quotidien
Cela reste effectivement, en fonction du vécu de chacun
Même si…
gérer une “envie de faire pipi” sur l’autoroute reste un petit challenge 😄.
Les difficultés rencontrées
Tout n’a pas été simple.
👉 L’intensité des débuts
👉 Le regard des autres : “c’est trop tôt”.
👉 Le manque de matériel adapté en France (les culottes n’existent qu’à partir de la taille 18 mois et pas simples à trouver, pyjama en 2 pièces n’en parlons pas…)
👉 L’absence de toilettes/espaces de change pensés pour les jeunes enfants (ça, c’est clairement scandaleux…)
On a dû s’adapter :
👉 pot dans la voiture
👉 pipi dehors ( « pipi bio » maintenant qu’elle verbalise 🤣 )

Mon regard aujourd’hui
Ce qui me questionne le plus aujourd’hui, c’est notre rapport aux couches.
On s’y est habitués.
C’est devenu une norme. Une facilité.
Mais à quel prix ?
J’ai déjà entendu des parents dire à leur enfant :
“fais dans la couche, on verra plus tard” ou savoir que son enfant à fait caca mais que « c’est pas le moment«
Et ça, je trouve ça profondément dérangeant.
On parle ici de besoins physiologiques.
Pas de caprices.
Ce que je ferais différemment
Si c’était à refaire :
👉 je recommencerais la pratique de l’HNI sans hésiter
👉 mais plus tôt… et surtout plus doucement
Pas de 100 %.
Pas de pression.
Simplement :
👉 proposer à des moments clés
👉 observer
👉 laisser venir
Ce que j’aimerais vous dire
L’HNI n’est pas faite pour tout le monde.
Et c’est OK.
Mais ce que j’aimerais que chaque parent garde en tête :
👉 écouter son enfant, c’est déjà énorme
👉 respecter ses besoins physiologiques, c’est poser des bases solides
👉 il n’y a pas UNE bonne façon de faire
Le plus difficile en tant que parent c’est d’accepter de travailler sur soi-même.
Si ce sujet vous questionne, vous intrigue, ou résonne avec votre façon de voir la parentalité…
Je propose des accompagnements pour vous aider à :
🌿 comprendre les besoins de votre bébé
🌿 observer ses signaux
🌿 trouver une manière de faire qui vous ressemble
Parce que non, vous n’avez pas à tout faire parfaitement.
Mais vous pouvez être accompagnés pour trouver votre propre équilibre.
~ Amélie – Mam’enpartage ~


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